Actualités  - de la Société
 - de l'égyptologie

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SFE 

Lundi 11 juin 2018 à 17h

Auditorium de l'INHA

Dernière minute : TROIS conférenciers prendront la parole

sur des sujets détaillés

voir dans  notre rubrique "réunions"

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Appel à communications / Call for papers
Colloque international/ International symposium

Dans le cadre de l’exposition Servir les dieux d’Égypte. Adoratrices, chanteuses et prêtres d’Amon à Thèbes, qui se tiendra au Musée de Grenoble du 27 octobre 2018 au 27 janvier 2019, le Musée de Grenoble, le Musée du Louvre, Sorbonne Université, et la Société française d’égyptologie s’associent pour organiser le colloque

Clergés et cultes thébains des Libyens aux Saïtes
11-12 janvier 2019, Musée de Grenoble
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As part of the exhibition Serving the Gods of Egypt. Adoratrices, Songstresses, and Priests of Amun at Thebes, to be held at the Musée de Grenoble from October 27, 2018 to January 27, 2019, the Musée de Grenoble, the Musée du Louvre, the Sorbonne Université, and the Société Française d’Egyptologie are jointly organizing the symposium

Theban Clergy and cult from Libyan to Saite Rule
January 11–12, 2019, Musée de Grenoble
 
Afin de poursuivre la réflexion sur la société thébaine des XIe - VIIe siècles avant J.-C. notamment tournée vers le culte d’Amon, nous invitons les chercheurs à présenter des communications portant sur différents aspects des cultes thébains et leurs rapports avec les élites ou le pouvoir royal souvent lointain.
Dans la perspective de mieux appréhender les liens unissant les cultes thébains, les élites et le pouvoir, et les stratégies qui les soustendent pendant cette période de partition politique, les communications pourront porter sur les prêtres et les agents des structures politiques ou administratives, sur les pratiques cultuelles ou funéraires, ainsi que sur les productions artistiques ou l’édition de documents inédits

Les actes de ce colloque seront publiés.

seminaire1 To further explore 11th- to 7th-century BC Theban society, with its particular focus on the Cult of Amun, we are launching a call for papers from researchers on various aspects of Theban forms of worship and their relationship with the elite or the often far-removed royal power.

With a view to enhanced understanding of the ties that unite Theban forms of worship, the elite and those in power, as well as their underlying strategies during this period of political partition, papers may address such themes as the priesthood and officials of political or administrative structures, devotional or funerary practices, artistic production, or the publication of previously unreleased material.

The proceedings of the symposium will be published.
 Sistre d’Hénouttaouy . Bronze incrusté d’or et d’éléctrrum. Paris, Musée du Louvre, E 11201 Cliché 2018 Musée du Louvre – Dist. RMN-Grand palais/Christian Décamps
 
Nous vous invitons à envoyer vos propositions de communication ou toute autre question aux adresses suivantes :
We welcome proposals of papers or any other questions to be submitted to the following addresses:
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Florence GOMBERT-MEURICE, conservateur en chef au Musée du Louvre / Curator, Musée du Louvre Frédéric PAYRAUDEAU, maître de conférences à Sorbonne Université / Lecturer, Sorbonne Université
 
 
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Du 23 au 27 avril 2018 s’est tenu à Paris le 143e congrès national des sociétés historiques et scientifiques inauguré par Mme Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

À cette occasion, la Société Française d’Egyptologie a pu communiquer sur ses activités, telles que conférences et visites, mais a également pu présenter sur son stand les derniers numéros du Bulletin de la SFE et la Revue d’égyptologie .

Le congrès a été le lieu d’échanges souvent instructifs avec d’autres sociétés savantes nationales, mais également avec des enseignants-chercheurs et des étudiants. 

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Notre dernière réunion a eu lieu le 7 mars dernier à l’auditorium de l’INHA. Les membres étaient nombreux à être présents pour écouter les conférences de Michel Dewachter, Olivier Perdu et Nadia Licitra. En attendant de recevoir les textes de ces communications dans le Bulletin , vous pouvez retrouver en vidéo des passages de ces conférences :

Début de la vidéo de la conférence de

Monsieur Olivier Perdu (Collège de France)

Début de la vidéo de la conférence de

Madame Nadia Licitra (Sorbonne – Louvre)

 Une nouvelle page au chapitre des "Isiaca"

 Douze campagnes de fouille au Trésor de Chabaka à Karnak :

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Voici quelques images de notre réunion :

   
   

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Actualités de l'égyptologie
 

Un colloque multidisciplinaire sur le vin dans l’Antiquité, et notamment en Égypte, réunira des spécialistes internationaux à la Sorbonne, en Salle des Actes, le 24 mai prochain à partir de 9h30. L’entrée est libre et gratuite après inscription auprès de Carole Éveno (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

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La prochaine académie hiératique aura lieu à l’Ifao à l’automne prochain.  Vous trouverez les modalités d’inscription sur les documents ci-dessous. 

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Trois questions à Luc Gabolde, directeur de recherches au CNRS (UMR 5140), auteur de  Karnak, Amon-Ré : la genèse d’un temple, la naissance d’un Dieu, Bibliothèque d’étude 167, Le Caire, IFAO, 2018.

Colonne AntefII   SFE : À quelle date avez-vous pu situer cette « naissance d'un dieu » et cette « genèse d'un temple » qui forment le sujet de votre ouvrage ?

LG : Si les éléments constitutifs de la personnalité du dieu Amon-Rê peuvent être repérés dès l’Ancien Empire (concept divin du « Caché », Ỉmn, présent dans les Textes des Pyramides ; iconographie et liturgies de Min attestées dès la Ie dynastie), leur agrégation en une divinité propre remonte à l’époque d’un roi Antef (sans doute Antef II) de la XIe dynastie qui fournit sur une colonne la première mention d’un « Rê-Amon, maître du ciel » à Karnak. Quant au temple du dieu, c’est également à l’aube de la XIe dynastie que l’on en voit apparaître les premiers vestiges architecturaux en pierre et en briques. Certes, des occupations remontant au Prédynastique avaient bien été trouvées au sud-est du site, mais elles étaient profanes et furent recouvertes d’épaisses couches d’alluvions vierges correspondant apparemment à l’abandon du site pendant tout l’Ancien Empire.

 

SFE : Vous mobilisez aussi bien les témoignages textuels, archéologiques que la géomorphologie. Quel est l'apport spécifique de cette dernière discipline à votre recherche ?

LG : Le Nil, aujourd’hui borné par des berges maçonnées et privé de sa crue annuelle, donne une image immuable mais en réalité faussée du paysage antique de l’Égypte. Le fleuve était en fait l’élément le plus mobile du cadre géographique. Il n’y a, d’ailleurs, qu’à consulter la carte de la Description de l’Egypte pour constater que lit majeur du fleuve s’est déplacé de plus de 400 m vers l’Est depuis l’époque où elle fut dressée, il y a 220 ans. La prise en compte de ce phénomène a permis d’interpréter les divers indices révélés tout au long des fouilles et d’identifier plusieurs rivages primitifs disparus. Ainsi la présence d’un bras du Nil et même, très probablement, du cours principal du fleuve entièrement à l’est du site à la préhistoire est-elle apparue comme une hypothèse des plus vraisemblables.

SFE : Quels sont, selon vous, les « ingrédients » qui ont contribué à l'extraordinaire développement du culte d'Amon-Rê ?

LG : Les dynastes thébains qui allaient fonder le Moyen Empire étaient confrontés à de multiples problématiques politico-religieuses. D’une part, la royauté pharaonique depuis la IVe dynastie était placée sous le patronage de la puissante divinité solaire d’Héliopolis, Rê-Atoum qui garantissait sa légitimité. En associant dès le départ leur nouveau dieu à Rê, ils allaient assurément pouvoir se doter de cette indispensable obédience héliopolitaine. Par ailleurs, tenter de promouvoir leur divinité locale dépourvue de dimension universelle, Montou, n’aurait sans doute pas été le moyen le plus efficace pour ces princes de s’imposer comme souverains légitimes et incontestables de l’ensemble du pays. En revanche, en réutilisant le concept abstrait memphito-héliopolitain du dieu « caché » Ỉmn, les Thébains pouvaient avantageusement apparaître comme ceux qui avaient su reconnaître un dieu que les autres rois avaient ignoré. Enfin, en l’adossant à l’iconographie et aux liturgies du dieu Min de Coptos — déjà riches d’un long passé garant de leur efficacité —, les souverains thébains pouvaient disposer d’un fonds de rituels prêt à l’emploi. Amon devenait dès lors une sorte d’avatar méridional d’Atoum (« Amon-Rê, Atoum-dans-Thèbes » lira-t-on à l’époque ramesside), nouveau garant de la légitimité dynastique, tandis que la victoire finale des Méridionaux ne pouvait que confirmer l’efficace puissance du nouveau dieu. Il suffirait ensuite à Sésostris Ier de donner une ampleur sans précédent au temple, d’organiser le culte et le clergé et enfin de garantir par des fondations la prospérité économique du domaine d’Amon pour assurer au temple et au dieu une pérennité qui dura plus de deux millénaires.

A lire aussi dans le Bulletin de la Société Française d’Égyptologie :

Luc Gabolde, « Les origines de Karnak et la genèse théologique d'Amon », BSFE 186-187, octobre 2013, p. 13-35.

Légende de l’illustration :

Colonne d’un temple d’Antef II (ou III), XIe dynastie, à Karnak (KIU 1 ; musée de Louqsor J.841), trouvée en remploi dans la partie centrale du temple et portant la plus ancienne mention du dieu « Rê-Amon, maître du ciel » sur le site. Photo © CFEETK.

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À l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle présentation des salles égyptiennes au musée de Tessé au Mans, la SFE a interrogé deux égyptologues qui ont travaillé sur les collections, Hélène Bouillon, conservateur du Patrimoine, et Marc Étienne, conservateur en chef au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre.

SFE : Comment s’est mis en place ce projet de réorganisation des salles égyptiennes du musée de Tessé ? Quelles ont été les collaborations ?

Hélène Bouillon : « Quand j’ai été envoyée par le service des musées de France (SMF) pour aider à la refonte des salles égyptiennes du musée de Tessé, le projet était déjà engagé depuis plusieurs années. Geneviève Pierrat-Bonnefois, alors conservatrice en chef au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre, et François Arné, le directeur des musées du Mans, réfléchissaient à un nouveau dépôt du Louvre et à un nouveau parcours qui se recentrerait sur les coutumes funéraires et mettrait en valeur les reconstitutions photographiques des tombes de Sennefer et Néfertari. Nicolas de Larquier et Fanny Hamonic ont également participé à la refonte durant leurs formations à l’Institut national du patrimoine. Nicolas a travaillé au choix des pièces et à leur emplacement dans le parcours, Fanny a notamment créé le synopsis de la borne ludique autour de la tombe de Néfertari. J’ai aidé à la finalisation du projet, écrit la version définitive des textes des salles, ainsi que ceux de l’audioguide et donné un coup de main au moment du chantier, d’abord pour la mise en réserve avant travaux puis au moment de l’arrivée du nouveau dépôt. »

SFE : Combien de pièces nouvelles sont présentées et lesquelles sont particulièrement intéressantes ?

Hélène Bouillon : « Le musée de Tessé a gardé une vingtaine de pièces de l’ancien dépôt, dont un très beau chaouabti en costume des vivants. Parmi la trentaine d’objets du nouveau dépôt, figure un coffret à chaouabtis peint, également d’époque ramesside. Les pièces déposées vont du pion de sénet au pyramidion de calcaire sculpté, mais ce ne sont pas forcément les pièces les plus petites qui sont les moins rares dans les réserves des musées. Une attention particulière a été portée à la remise en situation. La vitrine de la chapelle, par exemple, est très réussie : stèle, statue, cônes funéraires et pyramidion y sont placés de telle sorte que le visiteur puisse se les imaginer en place. De plus, Jean-Claude Golvin a autorisé le musée à imprimer en très grand format ses magnifiques aquarelles, ce qui facilite la contextualisation. Je suis particulièrement sensible à la vitrine qui montre les vases, parures, vêtements, bâton de marche et sandales, qui constituent une sorte de trousseau du noble égyptien. Tous les objets de cette vitrine sont représentés à l’identique dans la tombe de Sennefer. Certains sont canoniques et même en quelque sorte anachroniques comme le plateau d’albâtre-calcite que l’on ne trouve plus dans les tombes de l’époque ; certains suivent scrupuleusement la mode comme les coupes cylindriques à pied. La momie d’époque gréco-romaine, déjà présentée auparavant, a fait l’objet d’une étude complète (scanner) par le Dr Samuel Mérigeaud, montrant qu’il s’agissait d’un homme et non d’une jeune fille ! Mais bien sûr, l’une des plus belles pièces de l’actuelle présentation est le Livre des Morts choisi par Marc Etienne pour le nouveau dépôt. »

SFE : Pouvez-vous nous parler du renouvellement du dépôt du Louvre et des deux papyrus funéraires déposés au musée de Tessé ?

Marc Étienne : « À l’occasion du renouvellement du dépôt effectué par département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre, de nouvelles œuvres ont été installées afin de compléter les collections. Ce musée abritant les reproductions photographiques des tombes de Sennéfer et de Néfertari, le choix des nouveaux objets s’est porté sur des éléments représentés dans ces tombes ou sur ceux qui comportaient des thèmes décoratifs ou iconographiques similaires. Dans cette logique, deux papyrus ont été déposés au Mans qui seront présentées en alternance pour satisfaire au mieux aux exigences de durée d’exposition des documents graphiques. Par ailleurs un nouveau mode de présentation a été élaboré afin de restituer la vision continue d’un rouleau à partir des feuillets conservés. Il s’agit des Livres des Morts au nom de Nesmin et de Tchahapyimou deux membres du personnel du temple d’Amon à Karnak d’une longueur de 5,25 m pour le premier et 8,5 m pour le second. Ils sont tous deux polychromes et comportent par endroits les traces des esquisses préparatoires à la mise en place des personnages notamment dans la scène de la pesée du cœur. Leur style et leur mise en page sont de bons exemples de la qualité des papyrus funéraires produits aux 4e et 3e s. avant notre ère. Le visiteur y reconnaitra des séquences et des vignettes qui se retrouvent sur les parois des tombes présentées au Mans mais également sur les cercueils et cartonnages remarquables que possède le musée de Tessé, lui permettant d’en saisir la signification dans ces contextes. »

Lien : http://www.lemans.fr/dynamique/des-idees-de-visite/les-musees/le-musee-de-tesse/la-galerie-egyptienne/

 
 
 

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